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Le "cuir" de raisin :
L’innovation au service du futur

Le "cuir" de raisin : 
L’innovation au service du futur


Dans un monde en proie à la crise écologique, les consommateurs responsables souhaitent de plus en plus contrôler leur empreinte carbone, tout en respectant la biodiversité. Inutile donc d’être végane pour chercher à remplacer les produits d’origine animale, à plus forte raison quand sortent régulièrement des vidéos choquantes sur leurs conditions d’abattage.

C’est ce qui explique la demande croissante pour les alternatives au cuir animal, et le succès de ce que l’on appelle improprement le "cuir végétal". Parmi les différents "cuirs" végétaux existant sur le marché, le "cuir" de raisin est probablement le plus bluffant en termes de résultat.

Découvrez pourquoi ce cuir écologique a su convaincre de nombreux professionnels, avec un matériau souple et résistant, idéal en maroquinerie végétale type le sac en raisin, mais aussi dans l’industrie du luxe ou de l’habillement.

Raisin_vignoble



C’est quoi le cuir ?


Le terme « cuir » correspond à des définitions précises, qu’on tend parfois à galvauder. Deux notions se complètent : le regard du maroquinier et celui du juriste !



Le cuir d’un point de vue anatomique


Le cuir naturel est un matériau noble, obtenu en transformant la peau épaisse de certains animaux pour la rendre résistante et imputrescible, grâce à un processus chimique de tannage. La peau contient naturellement deux couches tissulaires :

l’épiderme, la couche superficielle, qui est retirée ;

et le derme, la couche épaisse et profonde qui va être traitée. La couche la plus superficielle du derme donne la partie la plus précieuse et la plus fine, la « fleur de cuir ».

Pour faire du cuir, on utilise le plus souvent la peau des mammifères d’élevage, comme les bovins, l’agneau, le mouton, le chevreau, ou parfois encore la peau de certains reptiles, comme le serpent ou le crocodile.

Cette « exploitation » de l’univers animal est largement revendiquée, puisque le langage technique des tanneurs n’hésite pas à s’en servir, voire en abuser. C’est ainsi que le daim, ou cuir de daim n’est pas, heureusement, le cuir de l’animal sauvage, mais un terme technique désignant un cuir, le plus souvent de vache, ayant subi un traitement pour lui donner un aspect plus ou moins velouté, proche du cuir nubuck.



Le cuir d’un point de vue juridique


Comme matière noble et chère, le cuir naturel a été très tôt concurrencé par des cuirs synthétiques de type simili-cuir. Pour protéger le consommateur, le Code de la Consommation dans son article L 214-1 a donc défini le cuir comme étant d’origine strictement animale. L’article 2 précise notamment que « l'utilisation du mot « cuir », à titre principal ou de racine ou sous forme d'adjectif … est interdite dans la désignation de toute autre matière que celle obtenue de la peau animale au moyen d'un tannage ou d'une imprégnation conservant la forme naturelle des fibres de la peau. »

C’est pourquoi l’expression de « cuir végétal » est par nature impropre, mais elle a l’avantage de ne pas induire le consommateur en erreur, en précisant d’emblée l’origine végétale du produit.



Comment créer du cuir végétal pour la maroquinerie ?


La maroquinerie de luxe ou la maroquinerie standard font un large usage du cuir naturel, car sa souplesse et sa résistance permettent de le travailler aussi bien pour une bandoulière épaisse, que pour une pochette plus fine. C’est donc une matière idéale pour un usage quotidien, comme un sac en raisin, une sacoche ou un portefeuille.



C’est quoi le tannage en mégisserie ?

Mégisserie : transformation des petites peaux (mouton, chèvre, porc, etc.), par n'importe quel mode de tannage. (Larousse)

La peau animale servant à fabriquer le cuir appartient à ce qu’on appelle en abattoir le Cinquième Quartier, à savoir tout ce qui n’est pas de la viande. Après l’abattage, les professionnels parent la carcasse pour retirer la peau, qui va alors subir tout un ensemble de traitements pour la rendre résistante dans le temps.

La première étape consiste à extraire toute l’eau des tissus arrachés, par salage, saumurage et séchage. Le tanneur va ensuite réhydrater la peau pour achever le processus de nettoyage, en retirant les restes de poils ou de graisse, par trempage, épilage, pelanage et enfin écharnage.

Le tannage proprement dit se fait alors, soit à partir de tanins naturels, soit à partir de produits chimiques, le plus souvent à base de sels de chrome ou de zirconium, potentiellement toxiques. Si le tannage chimique est le plus économique, le tannage végétal est de loin le plus qualitatif : il se fait avec des poudres de végétaux riches en tanins naturels, comme le raisin, et sur une durée plus longue, en enchaînant souvent sur plusieurs semaines les bains successifs dans des foulons.

La dernière étape est de transformer alors le cuir tanné brut en cuir fini, avec différentes opérations manuelles, chimiques ou physiques pour travailler la texture du grain, sa brillance, son relief, sa couleur et sa souplesse. 



Comment se fait le tannage d’un cuir végétal ?


C’est un ingénieur chimiste, Richard Wool, spécialiste en chimie biomoléculaire qui a le premier réfléchi à la notion d’un «éco-cuir» , fabriqué à partir de matière végétale et notamment de soja.

Un cuir naturel de qualité doit répondre à un double défi de souplesse et de résistance, ce que permettent les fibres de collagène animal, situées dans le derme de la peau. Mais les végétaux ont eux-aussi des fibres végétales qui remplissent finalement la même fonction, puisqu’elles interviennent à la fois dans la souplesse d’une feuille que dans la rigidité d’un tronc d’arbre.

C’est le cas de la cellulose et de la lignine. Le défi n’a donc pas été de tanner les fibres de collagènes comme pour du cuir classique, mais de créer à partir des connaissances biologiques et biochimiques une fibre textile végétale, en y englobant les fibres de cellulose des plantes. C’est ce qui permet aujourd’hui de proposer par exemple de la maroquinerie en raisin de très grande qualité, avec un grain et une texture très proches du cuir animal.



Quels sont les différents "cuirs" végétaux ?


En dehors du "cuir" de raisin, qui est pour beaucoup un « must », différentes plantes ont été utilisées pour fournir un textile souple et imputrescible, proche du cuir de maroquinerie ou d’habillement.

En s’inspirant du traditionnel vêtement philippin fait en fibres d’ananas, le barong tagalog, les chercheurs asiatiques ont développé un textile intissé très proche de la structure du cuir naturel en termes de souplesse et de texture. Ce «cuir d’ananas» se heurte toutefois à un problème écologique selon les spécialistes, car étendre la culture de ce fruit exotique reviendrait à grignoter des terres tropicales qui représentent 6% de la biodiversité mondiale. C’est d’autre part une matière produite à l’autre bout du monde, ce qui est délétère en termes d’empreinte carbone.

Le "cuir" d’hévéa se heurte à la même difficulté, avec pour les spécialistes un rendu de moins bonne qualité, plus proche d’un latex végétal rappelant le simili-cuir.

Le "cuir" de champignon ou Muskin® est peut-être plus prometteur, même s’il offre une palette de textures plus limitée. Cette pseudo suédine est produite à partir de Phellinus ellipsoideus, et est idéale en alternative au « daim végétal », en offrant un toucher velours à l’aspect peau de pêche.

Quant aux "cuirs" de pommes ou de cactus, ils restent, à ce jour, plus anecdotiques, mais ils prouvent que le travail adéquat des fibres végétales permet de trouver de vraies alternatives au cuir animal et aux fibres de collagène tannées.



Tout savoir sur la fabrication du "cuir" de raisin


Pour concilier des impératifs à la fois techniques et écologiques, d’autres procédés ont été développés et ont amené ainsi au développement du "cuir" de raisin . Ce matériau écologique et 100 % vegan a été développé notamment par la start-up italienne Vegea®.

Cette entreprise située à Milan, l’une des capitales européennes de la mode, a ainsi noué depuis sa création plusieurs partenariats, avec des grands noms de la mode, du design et du monde du luxe, séduits par la qualité de son "cuir" de raisin. 
Cuir-de-raisin
Pour tisser un m² de "cuir" de raisin et faire un sac en raisin, il faut en moyenne 2,5 kilogrammes de marc de raisin, ce qui représente 7 pieds de vigne. Avec un avantage énorme : la production de raisin est abondante en Europe et en Méditerranée, et le marc de raisin issu de la fabrication du vin est un sous-produit abondant de la viticulture, dont le recyclage ou l’élimination doivent se faire dans le respect des normes environnementales, depuis l’arrêté du 17 août 2011 relatif à la distillation des sous-produits de la vinification.

Le marc de raisin correspond précisément à la partie solide obtenue après extraction du jus des raisins : il est donc constitué de la peau, des pépins et des tiges de raisin. Il combine ainsi différents types de celluloses et de lignines, rigides comme celles du tégument des pépins, ou souples et soyeuses comme celles de l’exocarpe des baies (« peau »). Cet exocarpe du raisin est très particulier, car c’est une des rares peaux végétales à être si fine qu’on voit la pulpe du fruit par transparence.

Peau de raisin


La fabrication du "cuir" de raisin


Dans un premier temps, ce marc est séché pour le déshydrater puis le broyer. La fine poudre ainsi obtenue va être alors retravaillée, pour l’incorporer à de l’huile végétale et un polymère chimique (PU ou polyuréthane), identique à celui formant les tissus élastiques comme l’Elasthane® ou le Lycra®. La fabrication de ces matières organiques, pour partie issues de la pétrochimie, se sont inscrites depuis quelques années dans une démarche volontaire de développement durable.



Est-il possible de remplacer le cuir par du raisin ?


Un cuir de qualité doit associer deux grandes propriétés :


  Il doit être souple, en se rapprochant d’un toucher rappelant la peau. C’est ce qui contribue notamment à la sensualité de ce matériau riche, qui offre une sensation de seconde peau… sous réserve d’oublier qu’il a été arraché d’une carcasse dans un abattoir !


  Il doit être résistant, et encaisser une somme de gestes quotidiens parfois un peu brusques.
C’est ce qui oblige à avoir un produit à la fois imputrescible, résistant globalement à l’eau, mais perméable à l’air.

Toutes ces conditions sont remplies avec le "cuir" de raisin, expliquant qu'une grande marque de luxe de l'automobile ait choisi la marque italienne Vegea. Il faut savoir que les marques de luxe ou les grands créateurs de mode, ont toujours privilégié des cuirs d’exception, en se fournissant le plus souvent dans des élevages spéciaux, où les fils de fer barbelés étaient interdits pour n’avoir aucune marque ni aucun défaut sur la peau animale. C’est un problème qui ne se pose évidemment pas pour une maroquinerie en raisin !

Ce qui fait la force du "cuir" de raisin, c’est l’alliance parfaite de la souplesse et de la résistance. L’une des explications est fort simple, et réside dans ces petites particules que chacun a pu observer dans un verre de vin : les tanins. Ce sont ces tanins qu’utilise le tanneur pour solidifier une peau animale : or le raisin est naturellement l’un des fruits les plus riches en tanins qui soit. Non seulement, ces tanins sont donc une source de plaisir, donnant aux grands crus tous leurs arômes (à consommer avec modération), mais offrant aussi à la maroquinerie une alternative au cuir saisissante… à consommer cette fois-ci sans modération, en craquant sans complexe pour un sac en raisin à la fois solide, écologique et fashion!



Pourquoi choisir un "cuir" végétal ?


Choisir un "cuir" de raisin s’avère bien plus qu’un choix symbolique pour ne pas cautionner une industrie du cuir, aussi peu respectueuse de l’environnement que du bien-être animal. C’est un choix raisonné, car il allie plaisir, protection de la planète et intérêts économiques.



Quels sont les avantages du "cuir" de raisin ?

 

1. Le respect de la cause animale


Le gros avantage de la maroquinerie en "cuir" de raisin sur la maroquinerie traditionnelle réside évidemment dans le respect du bien-être animal. Malgré des législations croissantes, des scandales montrent régulièrement combien les conditions d’élevage et d’abattage des animaux peuvent être scandaleuses. Sans être évidemment moralisateur, pourquoi être complice de tels actes s’il existe une alternative performante et identique à tout point de vue ? Car à la différence de la viande, où peuvent se poser des considérations nutritives, le cuir ne souffre d’aucune discussion : c’est un objet de plaisir !



2. Écologique


La fabrication de maroquinerie en raisin offre un triple avantage écologique :


Elle s’inscrit dans le cadre du développement durable, en recyclant un sous-produit viticole en excès sous nos latitudes, le marc de raisin ;

Elle contribue à diminuer les productions animales, dont on sait que l’impact sur le bilan carbone est très néfaste pour la planète ;

◦ 
Elle bannit enfin des produits très toxiques pour l’environnement, comme les produits tannants à base de chrome, d’arsenic ou de mercure, dangereux à la fois pour les sols, les nappes phréatiques et les travailleurs qui les manipulent.

Si l’on peut justifier en partie la production de viande destinée à l’alimentation humaine, comment justifier en revanche que des élevages de crocodiles ou de serpents aient pour seule finalité la fabrication de cuir de luxe, qu’on expédie ensuite au bout du monde, dans des navires remplis de super-containers ? Est-ce indispensable, alors qu’existent des solutions bien plus simples ?



3. Éthique et socialement responsable


Un reportage de Cash Investigation, Luxe, les dessous chocs avait dénoncé il y a quelques années les dessous peu reluisants de l’industrie du cuir de luxe. Maladies professionnelles, travail des enfants, conditions précaires, exploitation d’êtres humains non déclarés ou illégaux, se cachent en réalité parfois derrière ce matériau « noble » qu’est à la base le cuir… qui perdait soudain une grande part de sa magie et de sa noblesse.



4. Tendance


Le "cuir" végane est souvent travaillé par de jeunes designers, par des artisans passionnés ou par des grands noms renommés. C’est donc la certitude d’avoir un produit innovant, autant dans le matériau, que dans ses lignes ou ses modèles, et donc la certitude d’avoir un produit rare et précieux, car souvent produit en petite série.

Le lien presque charnel entretenu avec son sac ou sa veste en cuir est d’autant plus fort qu’on ne le voit pas chez d’autres, permettant enfin de concilier achat plaisir et achat responsable !




5. Sain


Enfin, le gros avantage de la maroquinerie en raisin est d’offrir une matière végétale exempte de tout produit chimique nocif, de solvant dangereux, de métaux lourds, ou de tout autre produit délétère pour l’environnement.

C’est particulièrement important quand ces produits peuvent être en contact avec des personnes fragiles, de jeunes enfants ou des femmes enceintes.



Comment choisir un "cuir" végétal
en maroquinerie ?


Acheter une maroquinerie en raisin suppose de choisir un "cuir" végétal de qualité, souple et résistant, produit dans le respect des normes environnementales.

Dans une démarche cohérente, il est mieux de privilégier des artisans européens et français, qui travaillent avec passion et des méthodes parfois traditionnelles, reconnues dans le monde entier.

Pour privilégier ce savoir-faire, les autorités ont d’ailleurs créé depuis quelques années un label d’excellence, l’Entreprise du Patrimoine Vivant.

Le "cuir" de raisin s’avère alors le meilleur moyen de combiner un éco-cuir innovant et respectueux de l’environnement, avec des techniques de fabrication anciennes, fruits de notre histoire et de nos traditions, dans une symbiose parfaite ce que le passé et le futur peuvent nous proposer de meilleur. Un sac en "cuir" de raisin, c’est plus qu’un sac : c’est le symbole d’un monde qui évolue, pour aller vers le meilleur.

Sac Lérisa - Cuir de raisin
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